Combien de jours ouvrés reste-t-il en 2026 ? Le compte exact

Par Christophe Cohen · publié le 12 septembre 2026 · mis à jour le 21 septembre 2026

Combien de jours ouvrés reste-t-il en 2026 ? Le compte exact : illustration

La réponse courte : il reste 77 jours ouvrés en 2026, du lundi 14 septembre au 31 décembre inclus. Le détail : 13 en septembre, 22 en octobre, 20 en novembre, 22 en décembre. En jours ouvrables (samedis compris), le compte monte à 92 ; en jours calendaires, à 110. Deux jours fériés seulement viennent alléger la fin d’année en semaine : le mercredi 11 novembre et le vendredi 25 décembre, la Toussaint tombant cette année un dimanche.

Voici le détail du calcul, la différence entre les trois unités qui fâchent, et la méthode pour refaire le compte sur n’importe quelle période.

Le compte, mois par mois

Le calcul part d’une définition : un jour ouvré est un jour normalement travaillé dans la plupart des entreprises, du lundi au vendredi, hors jours fériés. Sur la période du lundi 14 septembre au jeudi 31 décembre 2026, le décompte donne :

Septembre (du 14 au 30) : 13 jours ouvrés. Deux semaines et demie de semaine pleine, aucun férié. Octobre : 22 jours ouvrés, le mois le plus dense de la fin d’année, sans le moindre férié, comme chaque année. Novembre : 20 jours ouvrés. Le mois perd le mercredi 11 novembre (Armistice), mais pas la Toussaint : le 1er novembre tombe un dimanche en 2026, et les salariés dont le férié n’est pas travaillé ne récupèrent rien, c’est l’une des petites injustices du calendrier de cette année. Décembre : 22 jours ouvrés, Noël tombant un vendredi 25, ce qui offre au passage un vrai week-end de trois jours pour finir l’année.

Total : 77 jours ouvrés. Pour les autres unités, le même calendrier donne 92 jours ouvrables (on ajoute les 15 samedis restants, aucun n’étant férié) et 110 jours calendaires à compter du 13 septembre. Trois nombres pour la même période : tout l’enjeu est de savoir lequel utiliser.

Ouvré, ouvrable, calendaire : l’erreur qui coûte des délais

La confusion entre les trois unités est l’une des plus fréquentes du droit du quotidien, et elle n’est jamais anodine. Les jours calendaires comptent tout : week-ends, fériés, 365 cases du calendrier. Les jours ouvrables ne retirent que les dimanches et jours fériés : les samedis comptent, et c’est l’unité classique du droit du travail, notamment pour les congés payés, la fameuse cinquième semaine se décomptant en ouvrables. Les jours ouvrés enfin collent à la réalité des bureaux : lundi à vendredi, hors fériés, l’unité des RH, des livraisons professionnelles et des délais bancaires.

La conséquence pratique tient en un exemple : un délai de « dix jours » démarrant aujourd’hui expire le 22 septembre en calendaire, le 24 en ouvrable, le 25 en ouvré. Trois échéances différentes pour la même formule, d’où la règle d’or : un délai sans unité précisée se fait toujours préciser, et les textes officiels la mentionnent systématiquement. Pour les vérifications au quotidien, notre calculateur de jours entre deux dates fait le décompte dans les trois unités.

La méthode pour refaire le calcul, et ce que disent ces 77 jours

Refaire le compte sur n’importe quelle période demande trois gestes. Un : compter les semaines pleines et multiplier par 5. Deux : ajouter les jours de semaine qui dépassent aux deux extrémités. Trois : retirer les fériés tombant du lundi au vendredi sur la période, la seule étape qui demande de consulter le calendrier, les fériés français changeant de poids chaque année selon le jour où ils tombent. Les habitués des tableurs iront plus vite encore : la fonction NB.JOURS.OUVRES (NETWORKDAYS en anglais) fait exactement ce calcul et accepte une liste de fériés en paramètre.

Reste la lecture que chacun fera de ce nombre. 77 jours ouvrés, pour une entreprise, c’est un peu plus d’un trimestre utile : les objectifs annuels encore ouverts se jouent maintenant, et notre article sur le numéro de semaine rappelait ce matin qu’il reste quinze semaines pleines au compteur. Pour un salarié, c’est la matière première du calcul de fin d’année : poser 5 jours autour du 11 novembre ou du 25 décembre transforme les fériés en ponts longs, et un rapide passage par le calculateur de pourcentage dira à chacun quelle part de son année de travail reste devant lui : un peu moins d’un tiers. Le calendrier n’accélérera plus : à partir d’ici, chaque semaine compte double.

Vos questions

Combien de jours ouvrés reste-t-il d'ici le 31 décembre 2026 ?

Il reste 77 jours ouvrés entre le lundi 14 septembre et le jeudi 31 décembre 2026 inclus : 13 en septembre, 22 en octobre, 20 en novembre et 22 en décembre. Le calcul compte les lundis à vendredis et retire les jours fériés tombant en semaine : le 11 novembre (mercredi) et le 25 décembre (vendredi). Le 1er novembre tombe un dimanche et ne retire rien.

Quelle différence entre jour ouvré, ouvrable et calendaire ?

Les jours calendaires comptent tout, week-ends et fériés compris (110 jours restants en 2026 après le 12 septembre). Les jours ouvrables excluent seulement les dimanches et jours fériés, donc comptent les samedis (92 restants). Les jours ouvrés correspondent aux jours effectivement travaillés dans la plupart des entreprises, du lundi au vendredi hors fériés (77 restants). Les délais légaux précisent toujours l'unité utilisée.

Quels jours fériés reste-t-il en 2026 ?

Trois d'ici la fin de l'année : la Toussaint le dimanche 1er novembre (perdue pour les salariés cette année, elle tombe un week-end), l'Armistice le mercredi 11 novembre et Noël le vendredi 25 décembre, qui offre un week-end de trois jours.

Comment calculer rapidement des jours ouvrés entre deux dates ?

La méthode fiable en trois temps : compter les semaines pleines et les multiplier par 5, ajouter les jours de semaine restants aux extrémités, puis retirer les fériés tombant du lundi au vendredi sur la période. Un tableur fait le même travail avec la fonction NB.JOURS.OUVRES (NETWORKDAYS), qui accepte une liste de jours fériés.

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